L’embarquement et le mythique siège La Première (ancien siège, rideau inclus)
Rappelez-vous: je vous laissais à la fin du dernier épisode sur notre entrée dans l'avion. Pendant que ma sœur rejoint son siège en éco (désolée, Cendrillon), je suis accueillie par un sourire qui connaît déjà mon nom. Le chef de cabine prend mon manteau, et m'annonce déjà un retard pour le décollage...Quel dommage! Me voilà complètement triste d'avoir plus de temps pour découvrir mon sanctuaire à rideau…
La scène d’ouverture : découverte du siège
Pendant que je jette un coup d'œil aux petits accessoires (la trousse de toilettes signée Sisley, le pyjama et les chaussons, mais aussi la petite lampe mignonne, la couette et le coussin), je constate que ma boisson de bienvenue m'attend déjà: coupe de champagne, l'équipage est visiblement briefé sur mes goûts.La cabine : quatre suites, une impression de salon privé
L’ancienne La Première sur B777, c’est une cabine de 4 suites en rangée unique (1A–1D–1G–1L). Pas de portes, mais un rideau épais qui s’étire façon théâtre – tu tires, et le monde s’éteint. La signature visuelle ? Beiges, crème, cuir et bois, lumière architecturée : spots directionnels pour lire, halo discret pour dîner, veilleuse pour disparaître. On ne “voit” pas la technique, on la ressent. C’est Paris, mais en altitude.Gastronomie en altitude (avec un petit bémol)
Soyons honnêtes : après l’expérience au sol (Alain Ducasse au lounge, service millimétré, soin Sisley…), on attend de la restauration en vol qu’elle soit au même niveau. Spoiler : la marche est haute, et ça se ressent.Le service : chorégraphié mais moins incarné
Après le décollage, j'ai bien eu droit à l’apéritif, avec la belle cuiller de caviar. Autre bonne surprise (surtout pour moi, fan de champagne) : Air France a remonté la pente avec un choix un peu plus prestigieux de champagne. Exit certaines cuvées décevantes des années passées, place au Blanc des Millénaires 2014 Charles Heidsieck. On n'est toujours pas dans l'opulance des Qatar ou Emirates, mais on en profite quand même. Le cérémonial du repas reste fluide : nappe blanche, assiette dressée, verres de cristal… rien à dire sur la mise en scène. En revanche, la chaleur humaine ressentie au sol est un peu moins palpable ici : le service est précis, mais moins “chaleureux couture”.Dans l’assiette : le highlight et… le reste
- Entrée : un vrai coup de cœur pour les Saint-Jacques, bien charnues, cuites juste comme il faut. Chair nacrée, texture ferme mais fondante, accompagnement léger qui respecte le produit : un plat qui tient la promesse de la “gastronomie française en vol”.
- Plat principal : confit de bœuf avec vin rouge, un classique bien exécuté, mais sans étincelle. La limite de la gastronomie en altitude, c’est que les saveurs s’aplatissent. Ici, ça se sent : assiette correcte, mais rien qui rivalise avec le souvenir du repas au lounge.
- Dessert : joliment présenté, gourmand, mais encore une fois, plus “haut de gamme business” que “expérience La Première”.
Le bémol : comparaison inévitable avec le sol
C’est là que le bât blesse : l’écart qualitatif avec l’expérience au sol est trop visible. Le lounge La Première, avec son service Ducasse et ses assiettes pensées comme en restaurant gastronomique, met la barre tellement haut que le repas en vol, même bien exécuté, paraît un cran en dessous. Est-ce mauvais ? Non. Est-ce exceptionnel ? Pas totalement. On garde en mémoire l’entrée aux Saint-Jacques et le champagne, mais le reste n’imprime pas autant que les gestes au lounge.Verdict culinaire
- Très bon point : le retour du champagne d’exception (sans être ostentatoire), qui replace AF dans son rôle de vitrine française.
- Highlight absolu : l’entrée aux Saint-Jacques, preuve qu’un produit simple et noble, bien travaillé, peut briller même en vol.
- À savoir : ne montez pas avec l’attente d’un dîner 3 étoiles Michelin. Le vrai feu d’artifice, c’est au sol. En vol, c’est un service raffiné, avec des touches mémorables, mais qui s’efface un peu derrière le souvenir des fameuses coquillettes jambon emmental à la truffe.
Le siège, mode “lit” : le geste couture
En La Première, on ne “baisse” pas un siège. On met un lit. L’équipage vient préparer la literie : matelas, drap housse, couette et vrais oreillers: pas de trucs symboliques. L’ottoman devient prolongement, le rideau s’arrondit, et ta suite prend ce silence de chambre d’hôtel. La ligne du dos est droite, les hanches portées, rien ne cisaille. Quand on te dit “Bonne nuit”, tu sais que ce n’est pas une politesse.Détails qui comptent (et qui font toute la différence)
- Le rideau : tu le tires, tu souffles. La sensation cocon est réelle.
- Le duo : dîner/goûter à deux dans la même suite—expérience unique si tu voyages avec quelqu’un (même si cette personne n’est pas en Première).
- La table : vraie stabilité, vraie place. Ça change tout pour un service à l’assiette.
- La lumière : pas de halo brutal, micro scénographie pour chaque moment.
- La trousse : Sisley en soin, textures fines. (Rappel du spa au sol ? Oui, et j’en souris encore.)
- Le service : regard qui anticipe. C’est la différence entre “bon” et exceptionnel.
Conseils de placement (insider mais raisonnables)
- Solo : vise une suite fenêtre (1A/1L) pour l’effet nid.
- Duo : si vous êtes deux en Première, les sièges centraux (1D/1G) font sens ; si ton +1 est en Éco ou Premium, fenêtre + rideau et dîner à deux dans ta suite quand même.
- Équipement : garde un foulard léger ou un cardigan ; la température est stable mais le mode “lit” invite au moelleux.
Alors, ce siège La Première, mythe ou réalité ?
Réalité. Et pas clinquante : apaisée, maîtrisée, ultra fonctionnelle. La Première n’a pas de porte ? Elle a mieux : le geste. Le rideau qui coupe le monde, l’ottoman qui invite, le lit qui transforme. C’est résolument français : la recherche du confort utile, le sens du détail, la discrétion qui fait luxe. Tu ne te sens pas “vu”. Tu te sens considéré(e).Ce que j’ai préféré (et ce que j’ai noté pour toi)
J’ai adoré- Le dîner à deux possible dans ma suite (même si l’autre voyage ailleurs).
- Le vrai lit : literie et silence, pas un siège déguisé.
- Le service chorégraphié : on devance mes envies sans me presser.
- Siège : pas de portes, rideau oui — et ça marche.
- Cabine de 4 : c’est intime… et contrairement à ce qu'on pourrait penser, vite complet à certaines périodes (d'où penser à s'y prendre tôt pour réserver avec des miles)
Et maintenant ?
La partie 4 (la dernière de cette série, snif) sera dédiée au débarquement et à ma conclusion sur cette expérience VIP d'une vie : est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Spoiler: Oui. En attendant, si tu rêves de vivre La Première sans vendre un rein, j’ai déjà expliqué comment j’ai réservé en miles (Partie 1) et comment oublier CDG au sol (Partie 2). Tu veux le faire pour toi sans te prendre la tête ? Je peux t’aider à traquer les disponibilités et bâtir ta stratégie Flying Blue. 📱 Réserve un appel avec moi via Agence Insolente si tu veux qu'on en parle, pour hacker ton prochain voyage comme il se doit.📌 Restez connecté(e)s: la suite arrive prochainement!
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